Travailler depuis l’étranger tout en étant auto-entrepreneur en France soulève des questions importantes sur les cotisations sociales. Voici ce qu’il faut savoir.
Le principe de base
Les cotisations sociales d’un auto-entrepreneur sont dues en France tant que tu es affilié au régime auto-entrepreneur français et que tu exerces une activité économique sous ce statut. Le fait d’être physiquement à l’étranger ne change pas ton obligation de cotiser, tant que tu restes résident fiscal français.
Les taux de cotisation
En 2026, les taux de cotisation pour un auto-entrepreneur sont :
- Prestations de services BIC : environ 22%
- Activités libérales relevant de la CIPAV : environ 22,2%
- Vente de marchandises : environ 12,3%
Ces cotisations couvrent l’assurance maladie, la retraite, et les allocations familiales. Elles sont calculées sur le chiffre d’affaires, pas sur le bénéfice — attention donc aux mois avec beaucoup de charges.
La protection sociale à l’étranger
La couverture maladie de la Sécurité sociale française s’applique en France et dans les pays de l’UE/EEE via la Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM). Pour les pays hors UE, la couverture est inexistante.
Si tu travailles régulièrement depuis des pays hors UE, souscrire à une assurance santé internationale complémentaire est indispensable. SafetyWing (40-80€/mois) et Cigna Global sont les deux options les plus populaires chez les nomades.
Cas particulier : séjour prolongé dans un pays avec convention de sécurité sociale
Si tu t’installes durablement (plus de quelques mois) dans un pays ayant une convention de sécurité sociale avec la France, des règles spécifiques peuvent s’appliquer. Dans certains cas, tu pourrais être amené à cotiser dans ce pays plutôt qu’en France.
Ce cas de figure nécessite l’avis d’un spécialiste. L’URSSAF internationale peut aussi te renseigner sur ta situation spécifique.
Anticiper pour éviter les mauvaises surprises
La règle la plus importante : ne jamais arrêter de déclarer son CA et de payer ses cotisations sans avoir officiellement fermé ou mis en sommeil son auto-entreprise. Les pénalités de retard et les régularisations peuvent être douloureuses.


